Établir un budget « précis »

Partir en voyage nécessite de prévoir a minima ses futures dépenses, ne serait-ce que pour se rassurer avec un « c’est nickel on a ce qu’il faut ».


Sauf qu’en entrant dans les divers détails de l’incontournable budget prévisionnel (« Ah bon ?! C’est pas entièrement remboursé les vaccins ? »), on finit par se dire « tranquille, ça passe » puis « ça va être just mais normalement c’est bon » pour finir par « de toute manière c’est trop tard les billets sont achetés ». Alors oui, on aurait pu rédiger un article clair, précis et utile ; un article qui puisse inspirer les futurs voyageurs pour définir les différents postes de dépenses à prévoir. Un truc bien quoi ! Mais tout cela, on le trouve déjà sur quantité de sites bien renseignés avec des tableaux excel très compliqués et pleins de couleurs. Nous, on n’est pas très doués pour ça, on préfère vous présenter modestement notre vision du problème.

1) Estimer ses dépenses au long cours

Nous avons mis au point ce petit graphique qui retranscrit selon deux axes classiques temps/thune la façon dont nos économies vont fondre sur les 11 mois de voyages.

Il est intéressant de relever (ou pas d’ailleurs) que la courbe devient très pentue à deux reprises. En effet, les divers renseignements glanés sur les blogs/bouquins/sites que nous avons forcément parcourus ainsi que nos connaissances de manière générale nous laissent présager qu’en Californie (15 jours) et au Japon (1 mois), nous devrions recevoir quelques coups de fil inquiets de notre banquier. Mais bon au moins on est prévenus.

Notez aussi l’existence d’un scénario alternatif dans lequel nous jouons toutes nos économies au casino à Vegas. Cette hypothèse, hautement probable irréaliste, aurait deux issues possibles :

  1. doubler la durée du voyage ;
  2. mettre fin prématurément à notre périple.

Forts de ce constat, on s’est dit qu’il fallait, pour pouvoir chanter comme la cigale une fois partis, épargner comme la fourmi (qui a dit faire les radins ?).

2) Commencer à faire des économies

Nous avons recensé un certain nombre de pratiques/conseils à appliquer afin de pouvoir ménager nos petits comptes en banque avant le départ :

  • se faire inviter à déjeuner/dîner chez ses amis sans retourner l’invitation (mais varier quand même pour éviter que ça ne se remarque) ;
  • ne plus acheter de rouleaux ultra-compacts de papier toilette à 15 jours du départ (le papier normal devrait suffire mais surtout calculez bien votre coup) ;
  • vider ses placards et finir les boîtes de conserve qui traînent là depuis trop longtemps (où comment décliner le maïs de toutes les façons possibles) ;
  • s’habituer à prendre des douches froides pour faire des économies sur l’électricité (peut devenir un très mauvais plan si vous tombez malades) ;
  • oublier son numéro de carte bleue (fonctionne encore mieux si vous perdez aussi votre chéquier) ;
  • ne pas acheter d’objets qui, de toute façon, n’iront pas dans votre sac à dos lors du voyage (« Non Céline, pas de nouvelles chaussures on part bientôt ! »,  Etienne mai 2012) ;
  • la veille du départ emprunter de l’argent à un ami et lui dire qu’on le lui rendra « la prochaine fois qu’on se voit. Sans faute ! » (ça devient limite là) ;
  • partir en milieu d’année civile pour ne pas avoir d’impôts à payer ou bien les réduire sur les deux prochaines années au lieu d’une seule (enfin un vrai conseil !).

3) Préparer le retour

Bien que cela ne nous enchante pas particulièrement, il convient de budgéter aussi les différentes dépenses que nous aurons à notre retour. Après tout, les affaires de notre ancien appartement devront être re-déménagées (on ne sait pas encore où mais ça c’est un autre problème), ces cheveux si longtemps négligés devront être coiffés (par quelqu’un d’agréé), cet argent emprunté à notre cher ami devra être remboursé (on peut sans doute jouer sur le montant)… De beaux moments en perspective pour lesquels aujourd’hui on se dit « c’est nickel on a ce qu’il faut ».

Concluons cet article par le conseil avisé d’un lecteur qui résume à lui seul la problématique du budget.

barack ballon

 
« Planifier ses dépenses c’est de la balle. »
Barack O.  Homme d’Etat

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