Saint Valentin ou l’art des boudins !

Ce n’est pas parce qu’on prépare un voyage en tour du monde qu’il faut oublier quelques règles de base de la vie d’un couple. Il faut bien marquer le coup lors de la fête des amoureux avec de petites attentions !
Qui a dit que romantisme ne pouvait pas rimer avec accessoirisation et optimisation du matériel ?


Vous n’en avez peut-être pas conscience, mais un tour du monde nécessite de changer toutes ses habitudes et en particulier son quotidien.
Nous avons donc célébré la Saint-Valentin en nous équipant de notre futur barda… et un constat s’impose : nous allons devenir experts dans l’art des boudins.
En effet, plus question d’entasser ses vêtements sur la pile de linge sale en attendant le week-end pour lancer la machine à laver, de rester 3 heures devant son dressing à réfléchir à la tenue idéale, de devoir amener ses costumes au pressing, de se disputer pour savoir qui fait le lit (pour finalement ne pas le faire), d’affronter la pile du repassage le dimanche soir quand on n’a plus rien de présentable à mettre le lendemain…
Adieu toutes ces tâches bassement matérialistes liées à notre mode de vie consommateur et futile, concentrons-nous sur l’essentiel : vivre d’amour et d’eau fraîche le gain de place optimisé ou comment tout plier en forme de boudins. N’allez pas croire que c’est chose aisée, il y a plein de pièges et j’ai décidé de classer par ordre de difficulté croissant nos boudins.

Numéro 1 : la doudoune ultra-légère japonaise (je ne nommerai pas la marque pour ne pas faire de pub)… Vous pouvez la plier dans n’importe quel sens, c’en est presque trop facile, et elle peut même vous servir de mini-oreiller une fois boudinée dans son petit pochon.
Numéro 2 : la veste gore-tex bourrée de technologie (autrement appelée « super K-way de la mort qui tue »). Bon, c’est un peu plus sioux avec les fermetures éclair renforcées et la capuche rigide – il paraît qu’on peut rester avec sous une cascade pendant une heure… je n’ai pas testé, me disant que ce serait un bon défi pendant notre périple.
Numéro 3 : la grande serviette microfibre (oui, oui, celle qu’on va trimbaler pendant un an pour se sécher dans toutes les conditions, tant sur la plage en mode paréo, qu’après une douche froide dans un guest-house miteux) : plus il y a de tissu, plus c’est compliqué… et comme j’ai préféré ne pas avoir une serviette minuscule vu qu’elle doit être multifonction, le pliage est plus délicat.
Numéro 4 : le sac de couchage super compact qui une fois déplié fait trois fois sa taille de départ et devrait nous permettre – en théorie – d’affronter des températures poussant descendre jusqu’à 0 degrés. Personnellement, j’espère ne jamais avoir à vérifier la résistance au froid de cet accessoire. En revanche, je me prépare d’avance à me laisser une marge de 10 minutes (là où certains plus doués mettent seulement 2 minutes) pour faire rentrer ledit objet dans son satané sac de compression. Le boudin de mon sac de couchage est en général toujours trop gros par rapport à la taille attendue, et ne ressemble vraiment à rien… Bref, il y a encore du pain sur la planche.

Il reste encore pour passer maître dans cette discipline à savoir plier ses vêtements en boudins, à utiliser les fameux sacs de compression pour transformer tout ce qu’on a sous la main en boudin, et ainsi notre sac (boudin géant au passage) sera fin prêt !

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