Apprendre depuis son canapé

Réaliser ce voyage au long cours nous demande un sérieux travail d’organisation en amont. Mais surtout, ce projet nous pousse à sortir de notre train-train, à faire des rencontres et à développer de nouvelles compétences avant même de partir.

Entre sélectionner les pays à visiter, apprendre à faire un blog, choisir son assurance voyage, mettre à jour ses vaccins, rechercher le matériel optimal, voir ce qu’il adviendra de l’appartement pendant un an, il est clair que nous avons eu moult problématiques à aborder. Mais à chaque fois, cela nous a permis de rencontrer de nouvelles personnes et d’apprendre à diversifier nos connaissances (même si a priori ce ne sont pas des sujets dignes d’intérêt pour 99% des gens). Qu’à cela ne tienne, on a essayé d’en tirer profit car préparer un voyage, c’est déjà partir un peu.

1) Agrandir son cercle de connaissances

Bien sûr, les premières personnes à qui nous avons parlé de notre projet sont nos proches. Mais très vite, à force de rencontres pour glaner des informations sur le tour du monde, nous avons été amenés à dépasser notre timidité naturelle (qui a dit qu’Etienne n’en avait pas ?!) pour aller de l’avant et entrer dans la sphère des voyageurs en tout genre.

– Aller aux #ApéroVoyageurs organisés par Passdav nous a permis de rencontrer physiquement les gens qui nous ont fait baver d’envie avec leurs blogs ; c’est aussi un bon prétexte pour boire un verre très cosmopolite et échanger des bons plans (« tu vois, ce petit bouiboui dans Khaosan road ? Ils font le meilleur pad thai !»).

– Les événements organisés par l’association ABM (et notamment les soirées du mardi) sont de superbes occasions pour faire le plein de conseils sur ses prochaines destinations. Mais cela permet aussi de se rendre compte que l’on n’est pas les seuls à se torturer l’esprit sur le choix du sac à dos ou sur l’utilité du surpantalon déperlant.

– Héberger des couchsurfers afin de se mettre déjà dans l’esprit voyageur ! C’est un bon moyen de partir sans partir et de dépasser ses craintes : non, votre invité ne va pas vous faire les poches pendant la nuit, ou dévaliser votre frigo… Mais mieux, il peut se proposer de vous faire à manger et la vaisselle après !

– « Je connais quelqu’un qui a déjà fait un tour du monde, je vais te mettre en contact » : c’est incroyable le nombre de personnes qui ont déjà réalisé un tour du monde. Rien d’original finalement, mais à nouveau l’opportunité de faire une nouvelle rencontre.

2) Apprendre de nouvelles choses

Après avoir dévoré des pages de blogs sublimes et des heures de vidéos délirantes, on se sent l’âme d’un artiste (on appelle ça aussi « aller vite en besogne »)… Mais voilà, on n’a rien sans rien, alors il nous a fallu un peu d’huile de coude et beaucoup de volonté pour faire ce dont on avait envie. Le résultat reste modeste, mais le plaisir d’apprendre un peu plus est lui intarissable.

« Les tutoriels, 100 fois tu t’y colleras. »

Yoda
Celui qui sait



– S’initier à Illustrator/Photoshop/Premiere Pro pour essayer de faire d’avoir du contenu « sympa » en matière de photo et de vidéo. Et puis il faut aussi se trouver un logo pour le site. Même si nous avons effectué de nombreuses tentatives « maison » nous avons finalement été aidés par Stéphane. Merci à lui !

– Prendre des cours de dessin : certains ont le coup de crayon facile et vous font un croquis impeccable en deux temps trois mouvements. D’autres non seulement prennent beaucoup plus de temps mais donnent l’impression de faire des gribouillages dignes d’un enfant de maternelle en pleine découverte de ses nouveaux feutres… Ne jamais renoncer et toujours s’entraîner à croquer les petits riens du quotidien pour réussir en voyage à peindre l’effervescence d’un marché flottant (grand défi).

– Apprendre à faire un blog sous WordPress : quand on part de rien, ce n’est pas évident de se lancer dans l’aventure du 2.0. Mais grâce aux précieux conseils d’initiés (merci Karim), on se retrouve à fignoler un peu plus son bébé en allant modifier soi-même le code du site (« Céline ! ça marche plus… »).

– « Bonjour Monsieur, c’est encore nous. » Les trucs et astuces des voyageurs : le samedi, c’est rendez-vous au Vieux Campeur pour une séance repérage/essayage/benchmarking en attendant les soldes sur Internet pour acheter le fameux imper en Gore Tex qui coûte sinon un prix astronomique.

– Lire des centaines de tests, engloutir des milliers de pages Internet pour trouver l’appareil photo parfait (en fait il n’existe pas, on le sait mais on se dit toujours qu’il est là quelque part…). Et une fois le « précieux » acheté, se demander s’il ne vaut mieux pas le changer pour le tout nouveau modèle, que l’on prévoit d’acquérir en cours de route aux USA avec un meilleur taux. Bref, ça n’en finit jamais mais entre temps on a appris plein de choses sur la photo.

– Se mettre à l’écriture : qui dit tenir un blog pour informer son entourage dit apprendre à écrire. Pas si compliqué en soi, mais quand on veut bien faire et proposer un contenu un peu original, il faut se creuser les méninges et entraîner sa plume. La bonne surprise : quand l’un de vos articles, jugé digne d’intérêt, parvient à être publié dans une revue de voyageurs !

– Devenir scénariste : tant pour la vidéo que la BD, on apprend à réfléchir autrement pour concocter des histoires drôles (du moins on essaye…).

3) Commencer à penser nomade

Passer d’un quotidien douillet et bien rythmé au hasard et à l’inconnu d’un mode de vie nomade (chercher où dormir chaque soir / porter TOUTES ses affaires sur son dos TOUT le temps même dans les transports en commun…) demande de changer d’état d’esprit pour éviter un choc trop rude. Un seul mot d’ordre : adapter son mode de pensée.

– Penser à faire ses visas au lieu de penser à recharger son passe Navigo : dès qu’on veut partir vivre à l’étranger plus de trois mois, les problématiques administratives entrent en jeu. Pour ne pas avoir de mauvaise surprise, mieux vaut anticiper son nomadisme. Super on n’a pas besoin de visas pour l’Amérique du Sud, c’est déjà ça…

– Sous-louer son « chez-soi » et penser au déménagement : que faire de son appart pendant un an, sachant qu’on aimerait bien le retrouver au retour pour éviter de prolonger le couchsurfing chez nos amis ? On est devenus les As du contrat de sous-location (trop ouf !).

– Regarder tous les jours ce sac à dos qui deviendra notre meilleur ami et notre pire ennemi. C’est la clé de l’auto-persuasion pour éviter une crise de nerfs une fois le sac effectivement sur le dos.

Attendre, attendre, attendre… plus que 2 mois !

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