Comment optimiser son sac à dos en voyage ?

Voyager pendant un an et refaire son sac tous les 3 jours, c’est l’occasion de tester le matériel choisi avant le départ et de faire le point sur son utilité. On vous dit tout sur les petits objets incontournables à prendre en voyage et ceux qui pourront rester tranquillement chez vous.


Combien d’heures passées à écumer le Vieux Campeur pour trouver le meilleur couteau suisse avec tout ce qu’il faut et pas de lames superflues ? Combien de temps consacré à un fichier excel pour compter au gramme près le poids de chaque article devant rentrer dans notre précieux sac à dos (pensez à compter qu’une paire de chaussures, ça fait 2 fois 320g…) ? Au moment du départ, on est sûr d’avoir fait le tour de la question et pris l’essentiel, le strict minimum (non, Madame Roucouldoux ne prendra pas ses 12 shampoings différents cette année, et M. devra laisser son super trépied photo trop encombrant). Et pourtant, avec le recul, nous nous disons que nous aurions pu aller plus loin dans le tri de nos affaires, mais ça bien sûr on ne le sait qu’avec l’expérience ! Nous ne vous parlerons pas du nombre de sous-vêtements et de pulls pris (tout le monde n’a pas les mêmes besoins), de la classique lampe frontale ou du drap de soie (c’est Pack2life là, on vous a habitué à mieux quand même), mais bien de ces quelques objets du quotidien auxquels on ne pense pas toujours, qui vous facilitent la vie et feront toute la différence dans votre voyage.

À prendre avec soi en tour du monde

1) Le drap de soie (ben si en fait !)
En général, au moment de choisir son hébergement pour la nuit, on vérifie toujours d’un œil rapide l’état de la chambre et la literie. Mais parfois, il arrive que les draps vous paraissent moins propres qu’à première vue ou que vous n’ayez même pas de draps (petit souvenir dans un monastère chinois où les seules couvertures présentes n’avaient probablement pas été lavées depuis fort longtemps…). Dans ce cas, votre drap de soie vous permettra de vous sentir un peu « chez vous » (lors d’un trek ça ne sentira pas meilleur mais ça sentira « vous ») et préserver votre intimité. En plus, ça ne prend pas de place et ça rajoute toujours le petit degré de chaleur qui manque pour se sentir bien dans son lit.

2) La housse de sac
Les sacs à dos sont désormais de plus en plus équipés de housses anti-pluie accrochées au bas du sac, qui recouvrent en partie celui-ci, laissant les bretelles accessibles. Nous avions pris le parti d’acheter une vraie housse de sac transformable et légère, pouvant faire office de housse anti-pluie et de sac de voyage entièrement fermé à l’aide d’un cadenas pour les longs trajets. Car votre sac à dos où toute votre vie est stockée devra affronter les tentatives de vol, la poussière, les soutes sales et peu sûres des bus, les trajets en avion, et bien d’autres. Nous nous sommes bénis d’avoir pensé à mettre la housse sur le sac quand nous avons récupéré nos affaires recouvertes d’un énorme tas de terre battue, après 3 heures de piste sur une planche à l’arrière d’un minibus au Cambodge. « – Mais il est où mon sac ? – Ben, sous les 10 cms de poussière… »

3) Le carnet de notes ou agenda
Même s’il est tout petit, un carnet de notes (si possible agenda) vous rendra de fiers services. Nous y avons tout noté cette année, en passant par les dépenses quotidiennes très scrupuleuses, les adresses des hébergements, les contacts croisés en route, et les anecdotes. Au retour, je suis retombée sur la page suivante notée le mardi… : « bus où la mamie bolivienne a volé la place d’Etienne » (ça vaut son pesant de cacahuètes). Et puis pas de problème de batterie et très pratique pour que des personnes vous notent leurs coordonnées et conseils.

4) Le rouleau de PQ
Il suffit d’avoir oublié une fois son paquet de mouchoirs et d’être dans des toilettes sommaires (nous n’évoquerons pas les latrines chinoises, palmes d’or dans la catégorie « Oh My Buddha, quelle est cette trace sur le mur ? » même avec du PQ) pour ne plus jamais oublier d’avoir toujours du papier toilette sur soi à l’étranger. Selon les pays, vous aurez la joie de tester différents types de papier (allant du papier de Bible au carton dur…) mais ce sera toujours mieux qu’un prospectus à l’effigie de Mao (une bien sombre histoire de la vie de M. R.). Et le PQ peut avoir bien d’autres usages, en particulier pour boucher les ventilations d’un bus thaïlandais, quand la climatisation a été mise au maximum ou tout bêtement servir d’essuie-tout quand vous avez renversé la sauce soja à côté de votre bol de nouilles.

5) La liseuse
Quand les trajets de bus en Amérique du Sud peuvent monter jusqu’à une trentaine d’heures, mieux vaut avoir prévu de s’occuper et la liseuse électronique nous a sauvé de l’ennui un bon nombre de fois. Nous étions au début partis avec une seule liseuse pour le couple, erreur de débutant que nous avons vite réparée en cours de route. Contrairement aux tablettes, vous n’aurez pas mal aux yeux et l’autonomie de l’appareil est faite pour des conditions difficiles (nous n’avons pas eu à recharger pendant un mois la Kobo/Kindle, malgré l’utilisation fréquente du rétro-éclairage). Même si vous êtes un gros lecteur, vous n’épuiserez jamais la capacité de stockage. En revanche, n’espérez pas consulter facilement un guide de voyage sur liseuse : ce n’est juste pas fait pour (l’affichage des cartes et la lenteur de chargement sont désespérants). Pensez à prendre une liseuse avec rétro-éclairage, comme Mme R. qui a passé ses nuits à frimer à côté de son époux, condamné à devoir soit lire à la petzel, soit faire autre chose, puisqu’il avait la version basique. Et puis lire du Malraux dans un bus au Cambodge vous menant aux temples d’Angkor, c’est tellement chic !

6) Le cordon de lunettes
Même si vous n’êtes pas bigleux, vous allez forcément emporter une paire de lunettes de soleil en voyage. Nous avions équipé toutes nos paires de cordons élastiques pour le sport (on n’a pas dit la chaîne de grand-mère longue et qui pendouille sur les côtés) et avons pu ainsi porter nos lunettes en toutes circonstances. Grâce à cet objet discret, vous évitez les vols à l’arrachée (Mme R. n’a jamais eu de souci avec les singes en Inde, qui ont la réputation d’être de redoutables chapardeurs), ne perdez pas vos lunettes et y avez facilement accès lorsqu’il faut les enlever et les remettre rapidement.

7) L’ordinateur portable
À moins que vous ayez décidé de complètement couper les ponts avec la technologie et le monde moderne, vous partirez avec un ordinateur portable ou une tablette. L’avantage est de pouvoir communiquer à moindre frais avec votre famille/vos amis (via Skype, facebook, twitter, et autres joyeusetés…), de constater qu’en France les nouvelles sont très gaies (au choix : chômage en hausse, conflits internationaux, scores du FN aux européennes) et de pouvoir tenir à jour un blog de voyage (votre futur pire cauchemar (si si !)). Cet ordinateur portable vous permettra aussi de décharger vos nombreuses photos et vidéos prises lors du voyage, de regarder de temps en temps un bon film d’action avec des explosions qui pètent et des méchants vraiment méchants ou de tenter de pulvériser le score au démineur. Il est bon de noter qu’on trouve du wifi vraiment PARTOUT…en revanche la qualité de la connexion, c’est une autre histoire.

8) Les tasses et couverts
Voyager un an en tour du monde vous fait d’une manière ou d’une autre retomber dans la routine. Alors ce n’est plus le célèbre métro-boulot-dodo mais plutôt rickshaw-rando-pageot. Au lieu d’aller au travail, vous faites des visites de temples. Vous êtes tout le temps dans la préparation de la suite du voyage : « Mon chéri, tu préfères qu’on aille dans une île ou alors dans la jungle demain ? » Autre habitude, les boissons chaudes. Il faut savoir qu’à Paris, les Roucouldoux avaient leur petite coutume de papi et mamie et prenaient une tisane tous les soirs. Tristes de ne plus pouvoir le faire les premières semaines, ils ont investi dans deux superbes tasses en plastique péruviennes pour pouvoir essayer tous les cafés, thés et tisanes qu’ils ont pu trouver sans devoir passer par la case Starbucks. Pour les couverts, on avait prévu le coup avant de partir en investissant dans des fourchières (fourchettes-cuillères) car on savait qu’on aurait l’occasion de se faire la popote de temps en temps. Il est vrai, en tout cas en Amérique du Sud mais pas du tout en Asie, qu’on trouve beaucoup de guesthouses avec des cuisines où Mme Roucouldoux a pu exercer ses talents de cordon bleu pour préparer des nouilles instantanées ou des risottos aux champignons goût champignon.

9) Le multiprise
Un soir d’hiver, quelques mois avant notre départ, M. Roucouldoux eut une idée de génie ! Prendre avec nous un petit multiprise dans le cas où nous n’aurions qu’une seule prise de courant dans nos chambres pendant le voyage. Grand bien lui en a pris car avec tout le matériel électronique (ordinateur, appareils photos, liseuses, téléphone…), il fallait régulièrement alimenter nos chers appareils. Le multiprise que nous avons trouvé a l’avantage d’être compact, il comprend 3 prises classiques ainsi que 2 prises USB pour recharger d’autres périphériques (ex. : la caméra type Gopro). Et effectivement de nombreuses fois lors de notre périple, nous n’avions qu’une seule prise pour recharger nos engins qui décidaient d’après un corollaire de la loi de Murphy de tomber tous en rade au même moment ! Autre avantage : vous n’avez plus besoin que d’un seul adaptateur universel pour faire face aux différents types de prises que vous rencontrerez.

10) Les petits sacs de rangement
Un sac à dos cela reste un grand fourre-tout avec lequel vous vous battrez quotidiennement pour faire rentrer toutes vos affaires (c’est plus facile de les faire sortir, c’est évident). Avoir des petits sacs de rangements vous permet donc d’organiser un peu votre fatras. Nous en avions chacun trois dans notre sac. Un de ces sacs était destiné à recevoir tous les câbles, connecteurs de nos appareils électroniques (pratique pour éviter entre autres les nœuds avec les lacets de chaussures). Un autre sac servait à ranger les sous-vêtements et chaussettes, permettant de ne pas avoir à retourner tout le sac à dos pour retrouver cette deuxième paire de chaussettes (Vérité du tour du monde : sachez que les laveries à l’étranger font aussi disparaître les chaussettes). Enfin le dernier sac, croyez-nous celui-là renvoie l’utilité des deux autres sacs à un état purement facultatif, permet de ranger vos vêtements en attente de lavage (comprendre vêtements sales). Parce qu’en tour du monde, un vêtement qui finit dans ce sac est beaucoup mais alors beaucoup plus sale que votre tee-shirt porté négligemment quelques heures en métropole. N’ayant pas un accès illimité à une machine à laver, il faudra régulièrement remettre les mêmes vêtements avant de pouvoir les laver. Quand ce sac atteindra la taille confortable d’un oreiller, il sera temps d’aller voir la laverie la plus proche.
Pour vous aider à calculer le coefficient de réutilisation de vos sous-vêtements en tour du monde, M. R. vous propose le schéma décisionnel qu’il a lui-même appliqué lors du voyage.

11) En vrac
Une prise dual jack pour partager la musique de votre baladeur avec votre moitié. Vous savez, c’est le petit adaptateur pour mettre 2 paires d’écouteurs sur la même prise.

Un smartphone, quand même plus pratique que de sortir son ordinateur pour se connecter rapidement à internet et vérifier vos mails.

Un petit album avec des photos de vos proches et de chez vous. Les gens adorent quand vous partagez avec eux ces moments d’intimité.

À laisser chez soi

1) La moustiquaire
Nous étions partis avec chacun une moustiquaire individuelle en se disant qu’il serait bien utile d’en avoir une quand les moustiques se feraient trop voraces. Or, dans notre cas, toutes les fois où nous nous sommes retrouvés dans cette situation, nos logements avaient déjà des moustiquaires disponibles et installées (preuve d’un appétit certain des nuisibles volants). Il faut avouer que celles-ci présentaient souvent quelques trous, mais une réparation de fortune suffisait à notre bonheur (un nœud par ci, du scotch par là). En revanche, difficile de lutter quand la moustiquaire contient des mailles un peu larges qui font davantage penser à un filet de pêche qu’à autre chose. Les seules fois où nous n’avions pas de moustiquaires déjà installées et où nous sentions que nous allions passer une mauvaise nuit (là-dessus Mme R. est intransigeante), nous n’avions tout simplement pas d’endroit où fixer celles-ci. Les murs étaient à coup sûr trop éloignés, aucun crochet n’était installé, le plafond était trop haut… bref, la moustiquaire directement posée sur la peau n’a que peu d’intérêt sauf à vouloir faire un remake de La momie.

2) Le sac de couchage
Dans le même ordre d’idée, nous étions partis avec des sacs de couchage d’excellente qualité. Très légers (800g), compacts (de la taille d’un petit ballon de rugby), chauds (allant jusqu’à 0°C) et même jumelables (pour que M. R. puisse sentir les pieds froids de Mme R.), ils étaient parfaits pour le voyage en sac à dos que nous allions faire. Sauf que nous nous en sommes servis en tout et pour tout 2 fois en une année. La première fois lors d’un trek au salar de Uyuni et la seconde fois au Népal. À chaque occasion, nous aurions pu louer des sacs de couchage sur place (en mettant à l’intérieur notre précieux drap de soie pour des raisons hygiéniques) et ainsi éviter de porter les nôtres toute l’année. Pour être tout à fait honnête, Mme R. a aussi utilisé son duvet quelques fois lorsque nous avons fait du couchsurfing chez des personnes qui n’avaient pas de drap à nous passer.

3) Le 2e ordinateur/la 2e tablette
Si vous êtes en couple et qu’il vous est passé par la tête que vous pourriez chacun partir avec un ordinateur portable/tablette… c’est juste une mauvaise idée. Il serait temps de décrocher un peu pour profiter de l’extérieur.

4) Une souris pour le PC
M. R. pensait que ça serait plus confortable d’avoir une souris pour utiliser son ordinateur. Mais en dehors des séquences de montage vidéo, ça ne sert vraiment à rien…

5) L’oreiller gonflable
Mais pourquoi avons-nous pris ces oreillers gonflables ? Vous savez, ce sont les mêmes qu’on vous donne dans l’avion et qui font le tour de votre nuque. Avant de partir, on s’était dit que ces oreillers seraient parfaits lors les longs trajets que nous ferions. Mais quand le siège de votre bus ne possède pas de repose-tête ou que vous êtes 23 dans un minibus pour 11 personnes sur une route où les nids de poule font 1,5 mètre de profondeur, vous ne pouvez pas trouver le sommeil. Combien de bosses nous nous sommes faites en nous assoupissant lors de ce genre de trajet… Et puis personnellement, nous n’avons jamais trouvé ces oreillers gonflables confortables, à moins d’aimer faire des exercices d’étirement au réveil.


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