Coup de blues au lac Titicaca


Petit bilan après un mois d’itinérance. Derrière le côté paradisiaque d’un voyage au long cours se cache une réalité souvent moins idyllique. Nos impressions dans cette petite vidéo…




Jacques-Yves-Cousteau

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Coup de coeur pour le lac Titicaca

Rassurez-vous, chers lecteurs, nous allons très bien et avons décidé de vous présenter un lieu qui nous a ravis : le Lac Titicaca (« pumas de pierre » en quechua), aux mille visages.

 Le saviez-vous ? Plus haut lac navigable du monde, le Lac Titicaca se situe à 3810 mètres d’altitude, entre le Pérou et la Bolivie. Il s’étend sur 8562 km² (15 fois plus vaste que le Lac Léman) et l’eau est à 9°C en moyenne ! La civilisation inca aurait d’ailleurs pris naissance en ce lieu, avant d’aller fonder la capitale de Cuzco. Une légende andine raconte qu’une partie du trésor des Incas dormirait toujours enfoui dans les profondeurs du lac. Le commandant Cousteau lui-même effectua des fouilles sous-marines au cours des années 1970 sans succès…

Puno, le carrefour obligé (Pérou)

Aux confins du Pérou, Puno est le premier stop pour qui veut se rendre sur l’une des nombreuses îles du lac. Ville assez bruyante et un peu déroutante au premier abord par ses bâtiments inachevés et poussiéreux, Puno se révèle être une bonne halte quand on aime regarder le ballet des moto-taxis à l’effigie de super-héros et l’animation du quartier le dimanche matin.

Où dormir : si vous aimez avoir un fond sonore de nuit comme de jour, nous vous conseillons de vous placer en face du principal centre commercial de la ville. Ainsi, votre hôtel sera central et vous n’aurez pas besoin de réveil (peut-être plus de boules Quies) car de charmantes femmes à la voix de poissonnières vous inviteront toutes les deux minutes à venir voir leurs stands.

Où manger : certains ont tenté de mettre au défi leurs estomacs au « chifa Shanghai », une de ces célèbres cantines péruviennes où l’on mange chinois mais où, bizarrement, tout le personnel est péruvien. Bien mal leur en a pris ! Derrière le mot « menu » se cache une ribambelle de plats, et quand votre plat commandé arrive, vous n’avez plus faim… Nous avons testé pour vous l’option « doggy bag », en bons routards gitans que nous sommes, et sachez que vous avez un four micro-onde disponible dans le centre commercial pour profiter de votre deuxième repas gratuit. Plus radin, plus malin !

Que faire : le dimanche matin ont lieu toutes sortes de festivités qui valent le coup d’œil : défilé d’enfants dans leurs plus beaux apparats sur la plaza des Armas (probablement pour représenter leur école), le tout encadré par quelques escadrons militaires ; sortie de la messe où l’on assiste à une bataille de cotillons (plus on en a sur la tête, mieux c’est) ; ou plus simplement balade au marché pour découvrir les quelque 400 variétés de patates existant dans le coin. Puno

Llachón, le village « authentique » (Pérou)

Pour vous rendre dans ce petit village typique situé tout au nord sur la péninsule de Capa Chica, il vous faudra devenir contorsionniste, l’espace de deux heures, pour tenir en place dans les collectivos (taxis minibus) : serrez bien les genoux, calez vos fesses et votre dos pour absorber au mieux les nids de poule de la piste, et tentez de dormir sans tomber sur votre voisin. Une fois arrivés, sachez apprécier la magie du lieu : Llachón est un village fantôme où les habitants se cachent parmi leurs moutons !

Où dormir : à moins d’être sur la voie ascétique de l’ermite, vous ne voudrez absolument pas rester dormir dans ce lieu, même si quelques auberges (en fait une seule) sont annoncées au détour du chemin, mais demeurent introuvables.

Où manger : amis gastronomes, réjouissez-vous. L’épicerie du « bord de la route » vous proposera les meilleurs assortiments possibles pour vous concocter un pique-nique champêtre et surtout vous éviter de mourir de faim. Jugez par vous-mêmes : petits pains rassis, bananes un peu trop mûres, biscuits apéritif salés boudoirs locaux très sucrés, petits gâteaux vendus au kilo. Le tout arrosé d’une succulente boisson gazeuse chaude… Bon appétit !

Que faire : attendre le bus du retour. LLachon

Copacabana, la station balnéaire (Bolivie)

Après le passage de la frontière terrestre, cette charmante ville côtière qui a donné son nom à la célèbre plage de Rio sera pour vous l’occasion de faire un peu de farniente sur les rives du lac. Derrière ses aspects très touristiques, la ville fait penser aux Cyclades, se laisse aisément découvrir à pied et sent bon les vacances.

Où dormir : nous vous recommandons un petit hôtel sur la place centrale, où les chambres sont très spacieuses, sentent bon la cire (même les cadres de porte y ont eu droit), et offrent une salle d’eau correcte. Seul inconvénient : les locaux, heureux de vous faire découvrir les derniers tubes du coin, se donneront rendez-vous sur ladite place, dans un remake de boîte de nuit à ciel ouvert…

Où manger : une soudaine envie de gruyère ? Il vous sera tout à fait possible de vous délecter d’une délicieuse fondue dans l’un des restaurants huppés de Copacabana, accompagnée d’une petite salade de quinoa (mais si mais si, cela va bien ensemble). Vous n’aurez plus faim pendant 3 jours et aurez troué votre budget du jour (environ 13€ pour deux, c’est vrai que ce n’est pas raisonnable), mais votre ventre vous remerciera.

Que faire : si vous avez oublié que, derrière ce décor méditerranéen, vous êtes en fait à plus de 3800 mètres d’altitude, la balade au Calvaire (petite colline qui domine la ville) saura très vite vous le rappeler. Le temps de perdre vos poumons sur une heure de marche, vous pourrez ensuite reprendre votre souffle en admirant le coucher de soleil sur un panorama grandiose. copacabana

L’isla del Sol, la carte postale (Bolivie)

Cette île qui semble si proche depuis la côte se mérite : pour l’atteindre, il vous faudra en réalité faire deux heures de bateau, avec une délicate odeur de gazole dans l’air (à éviter quand on est au bord de la rupture gastrique… c’est du vécu ! Petite astuce locale : utilisez votre chapeau si vous n’avez pas de sac à vomi.). Mais l’arrivée sur cet îlot de terre aride perdu au beau milieu des eaux bleue marine vous fait vite oublier la traversée, et vous invite à vous défouler les jambes sur les sentiers escarpés.

Où dormir : quel que soit le logement que vous réserviez, vous devrez passer par la communauté du village environnant, sachant qu’il y a assez peu d’habitants sur l’île. Le premier contact peut sembler froid, mais au fond les locaux vous accueillent avec des chambres tout à fait convenables et n’hésitent pas à répondre à vos questions. En plus, vous serez réveillés par les ânes ou les cochons aux alentours… Quoi de plus authentique ?

Où manger : on vous prévient à l’avance qu’il faut absolument réserver une table pour dîner, ce que vous vous empressez de faire. À l’heure dite, vous vous attendez à voir une salle comble… Or vous serez les seuls à manger dans le restaurant, ouvert exprès pour l’occasion. Dans tous les cas, vous mangerez à coup sûr de la truite ou de la perche.

Que faire : un vrai coup de cœur pour les randonneurs ! Le sentier principal qui traverse l’île du nord au sud vous surprendra à chaque coin de colline par un paysage encore plus beau que le précédent. Et en prime : vous aurez la sensation d’être seuls au monde à parcourir ce petit bout de paradis. Allez-y doucement, sous peine d’avoir la sensation d’être un papi avant l’heure, et n’essayez pas de rivaliser avec les locaux. Ils ont de toute manière plus d’expérience (même avec un chargement de 50 kilos sur le dos) et plus de globules rouges que vous ! isla-del-sol

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